Le but de ce blogue est de présenter un écrit des différents sujets traités oralement chaque mois lors des réunions du Cercle Légitimiste du Vivarais. Ce précieux rappel permettra aux lecteurs intéressés de garder une copie des articles et de parfaire ainsi leurs connaissances de la légitimité historique française. Il permettra également de retrouver reportages et photos réalisés lors des sorties sur les différents sites visités.

samedi 1 avril 2017

Réunion de formation au Mesnil Marie ce premier avril...

Le temps était sombre dans la vallée mais s'est éclairci lorsque nous sommes arrivés dans la montagne. Depuis Lachamp Raphël, La route traversait des espaces neigeux qui nous renvoyaient aux heures les plus froides de l'hiver. Heureusement un pâle soleil nous attendait au Mesnil Marie où nous étions une petite douzaine prêts à écouter le nouveau cours de formation préparé par Frère Maximilien Marie.



dimanche 26 mars 2017

20 mars - Messe au Mesnil Marie

C'est dans la jolie chapelle du Mesnil Marie que se sont retrouvés les membres du Cercle Légitimiste du Vivarais Abbé Claude Allier ce lundi 20 mars 2017 en la fête de Saint Joseph.
Le temps nous était clément et après une très belle messe célébrée dans une atmosphère recueillie, notre petit groupe s'est rendu dans la salle à manger de Pascale, la voisine, pour le repas "tiré du sac".
L'atmosphère bon enfant et les échanges détendus nous ont fait passer un agréable moment... jusqu'à la prochaine réunion !


lundi 20 mars 2017

Les Cercles Légitimistes fêtent les rois

Le samedi 8 janvier, les membres du Cercle Légitimistes du Vivarais abbé Claude Allier ainsi que du Cercle  se sont réunis à Cheyssieu pour une rencontre informelle suivie d'une dégustation de galettes en l'honneur des Rois Mages.
Après les présentations d'usage, Frère Maximilien Marie nous a d'abord rappelé les origines de la France et l'importance du baptême de Clovis.










dimanche 8 janvier 2017

dimanche 11 décembre 2016

On ne connait bien que ce qu'on peut transmettre

- Réunion du samedi 10 décembre 2016 -


ORGANISATION D'UN PELERINAGE LEGITIMISTE
Frère Maximilien Marie nous confirme l'organisation d'un pèlerinage légitimiste annuel rendu possible grâce à l'appui du recteur de la cathédrale du Puy.
Il aura lieu cette année les vendredi 26 et samedi 27 mai 2017 et sera reconduit chaque année au Pont de l'ascension.
Si nous sommes moins de 120 personnes, une messe pourra être suivie à la chapelle des reliques ou au séminaire. Un heure d'adoration sera également possible.
Monseigneur Brincart, lié à la maison d'Orléans, ayant expliqué que le Prince Jean d'Orléans est venu mettre tous ses enfants sous la protection de Notre Dame du Puy, a insisté sur la recherche d'une unité possible entre les deux maisons....
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 19 NOVEMBRE A PARIS
La réunion annuelle des Cercles Légitimistes de France qui a eu lieu le 19 novembre dernier a mis l'accent sur "le souci de l'union des Cercles entre eux et sur la question que doit se poser chaque membre de chaque cercle " qu'est ce que je peux faire pour aider..."
Chacun doit agir selon ses compétences.
Une aide est demandée pour la réalisation du blog "Le trône et l'autel" car Henry Peyrard qui le gère seul peine à en assurer le fonctionnement.
En outre une aide est également demandée pour la rédaction des articles de "La Gazette Royale" et il serait souhaitable qu'une candidature se présente pour le poste de rédacteur en chef.
Chacun peut, facilement, mettre en evidence sur sa page Facebook ou en partage de ses liens, les blogs de : l'Union des Cercles Légitimistes de France, Vive le roy ou encore "Le Forum du Royaume de France".
Enfin, il est prévu la création d'une cellule "communication" dont auront la charge Mme Banier et Fabrice Lebas à qui nous devrons remettre toutes les informations qu'ils centraliseront et publieront  dans La Gazette Royale.
N'hésitons pas à bien marquer l'union de notre Cercle du Vivarais avec l'Union des Cercles Légitimistes de France et à faire toute la publicité possible concernant les medias de l'UCLF (page Facebook, forum, blogs etc...)
Chacun doit avoir souci de participer au fonctionnement de notre association sans oublier le soutien spirituel, et ô combien efficace, de la prière.
Il faut avoir en tête que le cercle d'étude équivaut à une véritable action politique car "on ne connaît bien que ce qu'on peut transmettre" !
Nous travaillons à des fondations invisibles - mais solides - et étudier puis échanger avec les autres Cercles est véritablement nécessaire pour notre survie.
LE NATIONALISME ET LE PATRIOTISME
Certains se demandent quelle est la différence entre NATIONALISME et PATRIOTISME.
La nation est souvent présentée comme un absolu, un corps naturel.
C'est une idée révolutionnaire. En la présentant ainsi, on fait une déformation sacrilège du dogme de la communion des saints
Le Roi n'est pas le représentant de la nation il en est le créateur.
La nation est donc une créature : les membres du royaume sont unis dans une entité représentée dans la personne du roi
L'idée de nation est liée à l'idée de race. Or la société chrétienne n'a pas de race supérieure car tous nous sommes descendants d'Adam et Eve, tous n'avons qu'un seul père.
Il nous faut revenir à l'origine de la mentalite catholique de la France où une communauté de peuples s'unit par la personne du roi : la nation n'existe pas en dehors du roi !
(Rappelons nous Louis XV au moment de la Fronde, lorsque les parlementaires préparaient la révolution, il a eu ces mots : "La nation n'existe pas en dehors de moi ! c'est moi qui incarne la nation et donne son unite au royaume, et donne l'existence a tous les corps constitues du royaume".)
La nation est bien l'ensemble des peuples qui la forment.
Un exemple de parti politique nationaliste : Civitas.
Quant à la patrie, elle est la terre des pères, là où nos ancêtres reposent.
La patrie c'est le lien charnel avec la terre et son roi, le père de ses peuples.
Elle a pris un sens nouveau avec la révolution.
La France est une entité géographique ;
La république est une réalité abstraite politique.
Notre pays est actuellement sous une république... forte de son fronton : liberté, égalité, fraternité.
Cette liberté qui se veut sans Dieu ... (Sartre disait en parlant de Dieu : tu m'as crée libre et je ne reviens pas sous ta loi...)
Cette égalité qui n'est que de mots...
Cette fraternite sans père ... (puisqu'il a été guillotiné)
Quant au français, la langue de la république ? que non ! Il s'agit d'une langue commune à l'intérieur du royaume de France. Car chaque peuple possède ses rites, ses traditions et... sa langue.
PROJET D'ADHESION A L'UNION DES CERCLES LEGITIMISTES DE FRANCE
Discussion en cours, à savoir : statuts, cotisation, bureau.... montant de la cotisation à définir, état des membres, (fondateurs, actifs, membres d'honneur) ...
L'UCLF dispense de cotisation les deux premières années après l'inscription.
VOEUX POUR LE PRINCE
Une jolie carte de vœux a été rédigée par Frère Maximilien et signée par chacun d'entre nous et sera transmise au secrétariat du Prince.
LA GALETTE DES ROIS
Le samedi 7 janvier 2017 nous réunira à nouveau pour une dégustation de la galette des rois. Madame Mallet, Cercle du Dauphiné, nous amènera six personnes nouvellement inscrites. Henry Peyrard ainsi que des membres du Cercle du Velay devraient être présents également.
Le lieu de rendez vous est encore indéterminé car il faut prévoir un endroit pouvant accueillir une vingtaine de personnes.
LA CRECHE DU MAISNIL MARIE
Si vous ne la connaissez pas elle est à voir absolument ! (Visible jusque fin janvier)
CONCLUSION
Lorsqu'on veut travailler pour Louis XX il faut employer des moyens transcendants. Il y a trop de royalistes de salon (autrefois on disait les courtisans) qui se réunissent pour de bons repas (même catho-compatibles !?) qui finissent en soirée dansante sur une péniche et dans des tenues qui n'ont rien à envier aux péripatéticiennes.
Ce n'est pas cela être soldat de Dieu.
Le propre du surnaturel vient se greffer sur le naturel
Si le naturel est corrompu, dévié, le surnaturel n'a pas de prise.
Il ne peut pas y avoir de hiatus entre notre pensee spirituelle et notre vie de tous les jours.
La première révolution s'est produite dans le ciel :
- Satan a dit : "je ne servirai pas"
La seconde révolution s'est faite au jardin d'Eden :
- Satan a dit : "si vous mangez de ce fruit vous serez comme Dieu... vous aurez la connaissance du bien et du mal"
Le christianisme est une religion de l'incarnation
Il ne peut pas y avoir de détachement physique : le corps est lié à l'âme.
A la résurrection des morts, le corps et l'âme se rejoindront
Dans notre vie, il y a distinction entre le temporel et le spirituel mais pas de séparation.
Les moyens d'une vraie vie fervente demeurent la prière, les sacrements, la pratique des vertus.
Chaque matin, dites à Dieu :
"Je suis votre homme d'arme et je vais batailler pour vous aujourd'hui.
Je prends l'armure, l'épée, le glaive, le fléau d'arme et on va en découdre.
Je veux guerroyer aujourd'hui pour le Roi du Ciel et pour son Lieu-tenant sur la terre"
Vous n'êtes pas Jeanne d'arc mais qu'elle nous serve de modèle. Notre vie sur terre est une milice, un engagement au combat. Et votre ferveur s'épanouira en fruit, pour vous, et en fruit de conquête. C'est un combat spirituel quotidien que nous devons mener car nous sommes tous, par la confirmation, adoubés chevaliers.



Dieu premier servi ! Les hommes d'armes combattront et Dieu donnera la victoire.....  (ste Jehanne d'arc)



Le goûter habituel a suivi cette intéressante réunion et c'est dans un esprit convaincu et plein d'entrain que nous nous sommes séparés... jusqu'au prochain rendez-vous !

VIVE LE ROY











samedi 22 octobre 2016

Réunion de reprise au Cheylard



C'est au Cheylard, chez Marie-Christine, que les membres du Cercle Légitimiste du Vivarais "Abbé Claude Allier" se sont réunis pour la reprise des réunions de formation et d'étude ce samedi 22 octobre après-midi.
Une petite quinzaine de personnes, avec quelques têtes nouvelles, s'est retrouvée avec un grand plaisir après une interminable suspension de deux mois pour cause de vacances.
Le programme de la journée fut chargé et riche en informations de toutes sortes.
1/ Notre premier tour de table permit tout d'abord de fixer les dates des prochaines réunions, sans précision de lieu, ce dernier étant encore indéterminé :
1) samedi 12 novembre 2016 : réunion d'étude.
2) samedi 19 novembre 2016 :
Paris > présence du président à la réunion annuelle des représentants des Cercles.
3) samedi 10 décembre 2016 : réunion d'étude
4) samedi 7 janvier 2017 :
Galette des Rois (cette année nous invitons le Cercle du Dauphiné, et peut-être le Cercle de Nîmes qui vient de voir le jour)
5) samedi 21 janvier 2017 : anniversaire de la mort de SM le Roi Louis XVI.
Ceux qui désirent accompagner Frère Maximilien Marie à la Messe de fondation à la basilique de Saint-Denys (célébrée à midi) - aller-retour een TGV dans la journée du 21 - doivent se signaler dans les meilleurs délais afin de prendre les billets.
6) samedi 4 février 2017 : réunion d'étude
7) samedi 4 mars 2017 : réunion d'étude
8) samedi 1er avril 2017 : réunion d'étude
9) lundi 1er mai 2017 :
Pèlerinage du Cercle dans un sanctuaire, pour commencer le mois de Marie.
10) samedi 20 mai 2017 : réunion d'étude
11) A confirmer : samedi 27 mai 2017 :
Pèlerinage légitimiste au Puy-en-Velay organisé par la Confrérie Royale.
12) samedi 17 juin 2017 : réunion d'étude
13) Vendredi 14 juillet 2017 :
Journée commémorative de nos héros de la contre-révolution vivaroise et de nos martyrs.




2/ Nous commençons par l'étude du message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, de jure Sa Majesté le Roi Louis XX, à tous les Français, à l’occasion de la fête de Saint Louis, 25 août 2016.
Nous constaterons, par un approfondissement méthodique, que ce message est un vrai manifeste politique d'une incroyable richesse pour qui prend le temps de lire. Il donne des consignes d'action pour tous et rappelle les grands principes de la royauté chrétienne française.
Mgr le duc d'Anjou de jure Louis XXMes chers compatriotes,
La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.
Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double.
Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.
De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.
La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu’elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.
Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.
Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.
L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme ; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.
Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.
Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !
Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.
Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.
J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.
Louis de Bourbon, duc d’Anjou.


3/ Il a ensuite été question du prochain numéro de "La Gazette Royale" qui paraitra sous peu et présentera un compte-rendu sur le toucher des écrouelles.
extraits - "Le 31 mai 1825, soit deux jours après son sacre, le roi se rendit à l'hospice Saint Marcoul afin d'accomplir le rite du toucher et de perpétuer ainsi la tradition des rois thaumaturges. Les religieuses de Saint Marcoul relatèrent cet événement et les guérisons qui s'ensuivirent dans un document que la Gazette Royale a le privilège de faire connaître dans son intégralité à ses lecteurs."


4/ Frère Maximilien Marie nous précise alors que le 19 novembre aura lieu à Paris, comme chaque année, l'assemblée des Cercles Légitimistes de France à laquelle il se rendra.
Le Prince viendra-t-il à cette réunion ?
Monsieur Bodin, président, tente de faire le maximum pour obtenir sa présence....


5/ Ensuite nous apprenons que la revue "people" PARIS MATCH a consacré un article à Monseigneur le duc d'Anjou.
Cet article rédigé par Yann Moix, quoique étonnant, se révèle plutôt positif.
"On ne sait jamais disait Sagan, ce que le passé nous réserve." C'est une phrase dont Sa Majesté Louis XX, looké comme un trader qu'il n'est pas et à qui j'accepte bien volontiers de donner du "Monseigneur", ne peut que fait son miel.
Descendant des Bourbons, branche espagnole, le duc d'Anjou, avec sa belle gueule d'acteur hollywoodien, est notre roi. Sa royauté loge dans son sang et son royaume dans ses rêves. Ironiquement, il me donne rendez-vous (pardon, il me reçoit) avenue Hoche et Hoche est le plus grand général de la Révolution, qui, en outre, mata la chouannerie. Et, qui plus est, dans un cabinet d'avocat, comme pour se défendre de vouloir redonner à la France, "pays déliquescent", l'autorité naturelle qui lui manque aujourd'hui : celle d'une transcendance à la fois politique et divine.
Monseigneur ne s'excuse pas d'être ce qu'il est, veut être, veut re être, non point le successeur de 1848 mais le continuateur de 1830, non pas, bien que banquier, porter le chapeau haut de forme de Louis-Philippe, roi des Français, mais la couronne de Charles X, roi de France. Pas de trône sans autel.
Je lui demande si la monarchie de juillet et la monarchie de l'imposture. Non seulement il acquiesce mais ne comprend même pas qu'une telle question peut se poser. Il m'affirme toutefois que ses relations avec la famille d'Orléans (ce sont quand même mes cousins) sont au beau fixe. Comme Napoléon III il se veut proche des pauvres et affiche un souci permanent de la question sociale. Mais il rechigne très fermement et très étonnamment à faire campagne : c'est aux Français à venir le chercher. Démarcher n'est pas digne de sa stature et même si cela peut paraître vain de vouloir régner sans le faire savoir, c'est là une posture qui, dans le monde parasitaire des medias incessants et des démagogies perpétuelles, apparaît révolutionnaire.
On pourrait se gausser, regarder de haut cette incarnation étrangement yuppie de la France éternelle. De grâce ne nous moquons pas trop : la monarchie était également très inimaginable en 1814 et en 1830. Il suffirait, glissé-je à Monseigneur, qui acquiesce, que Jacques Julliard, Marcel Gauchet, Pierre Nora et Alain Finkielkraut organisent un colloque et publient huit tribunes sur le thème "une nouvelle restauration est-elle souhaitable ?" pour que le pays du régicide se pose (calmement ?) la question.
N'a-t-on pas la sensation d'avoir tout essayé ?
Et les Français ne sont ils pas chagrins en réalité d'avoir, depuis la disparition du septennat, perdu toute possibilité de ces pseudo-restaurations qu'étaient les cohabitations ? En cohabitation le président de la république trône, il lévite, il incarne, Mitterrand, Chirac, des rois populaires. "Non pas un roi qui se sert de la France mais un roi qui sert la France" me dit Louis XX avec son inénarrable accent espagnol qui, paradoxalement le rend plus européen que quiconque.
Il déteste le laïcisme, cette religion de l'outrance et pense que c'est par la religion catholique, à partir d'elle et non contre elle, qu'il faut penser l'islam. Idée plus moderne qu'il n'y parait : le catholique doit, par devoir autant que par définition, faire place, toute sa place, à l'étranger, au migrant. Ce n'est pas en dissimulant ses racines christiques que l'on peut sortir de la crise mais en les affirmant. Si la France ne se respecte plus c'est, pour Sa Majesté Louis XX, héritier du trône, parce qu'elle ne respecte plus ses représentants. S'il y a crise c'est d'abord et avant tout une crise de légitimité.
Le roi est vivant, vive le roi !


6/ Puis nous évoquons l'idée d'instaurer chaque année un pèlerinage à Notre Dame du Puy sous la responsabilité du Cercle Légitimiste du Vivarais "Abbé Claude Allier" qui prendra en charge l'organisation. Proposition acceptée à l'unanimité.

7/ Enfin Frère Maximilien Marie du Sacré Cœur nous demande si nous souhaitons affilier officiellement notre Cercle à l'UNION DES CERCLES LEGITIMISTES DE FRANCE auquel cas il entreprendra les démarches nécessaires. Nous discuterons des statuts lors d'une réunion ultérieure mais dès à présent l'idée nous séduit car cet engagement nous procurera une meilleure vitrine et davantage de crédibilité dans notre action.

Nous terminons cette journée de travail par un sympathique goûter et nous nous quittons le cœur rempli d'espérance et de confiance malgré une situation générale de plus en plus déliquescente qui ouvre sur le plus noir avenir.....

Vive le Roy !

vendredi 15 juillet 2016

Une journée à la mémoire des martyrs de la révolution

" Aux Vans, en Ardèche, en ce mois de juillet 1792, des prêtres et civils sont sabrés ou fusillés sans jugement, pour la simple raison qu'ils étaient là ou qu'ils n'avaient pas prêté le serment à la Constitution....  Voici leurs noms :
Le 12 juillet 1792 - la populace des Vans massacra le Comte de Saillants et son domestique puis l'abbé Boissin de Chambonas, l'abbé Pradon, curé de Banne ainsi que Nadal, carabinier de Banne également ;
Le 13 juillet 1792 - Jean Pierre Terron, entreposeur de tabac, et Etienne Riviere, cordonnier, sont assassinés
Le 14 juillet 1792 eurent lieu les plus terribles massacres :
 Victor Pierre Lejeune, directeur du grand séminaire de St Charles, Claude Bravards, supérieur du même séminaire, Jean Laurent Drôme, vicaire de St Victor, Michel Faure de st Martial, curé, Henri -Claude Clemenceau de la Bouillerie, curé de la cathédrale de Nimes, Jacques Montagnon, curé de Valabri, Jean Bonijol, chanoine d'Uzès, Victor Nadal, curé d'Apailhargues, Jean Mathieu Novi des Vans, vicaire d'Auzac......
Plus de deux cents personnes, dont beaucoup d'enfants, seront assassinés avec sauvagerie : enfants embrochés, seins des femmes coupés à la hache, hommes émasculés."

Très belle journée "de mémoire contre-révolutionnaire" du Cercle Légitimiste du Vivarais en ce jeudi 14 juillet 2016.
Notre Cercle s'était agrandi jusqu'à se composer d'une quinzaine de personnes puisque nous étions accompagnés des membres du Cercle Légitimiste du Dauphiné, du Cercle Légitimiste du Bourbonnais ainsi que de l'administrateur du "Forum du Royaume de France".
** Nous nous sommes donné rendez vous devant le petite chapelle dédiée à Sainte Philomène, située sur la commune de Chassagne...
  
Une partie du groupe devant la chapelle et face à l'Ermitage Saint Eugène situé sur l'autre rive du Chassezac 
** Nous nous sommes ensuite rendus à la Commanderie de Jales, lieu de trois rassemblements contre-révolutionnaires qui inquiétèrent sérieusement les révolutionnaires parisiens de cette époque.
Cliquez sur le lien ci-après pour lire l'article relatant ces épisodes contre-révolutionnaires : http://leblogdumesnil.unblog.fr/2013/09/06/2013-68-ou-a-loccasion-du-220eme-anniversaire-du-martyre-de-labbe-claude-allier-leur-instigateur-et-leur-ame-on-rappelle-ce-que-furent-les-camps-de-jales/
Frère Maximilien Marie nous fit un rappel des différents Camps de Jales (août 1790, février 1791) et nous remémora la "conspiration de Saillans" avant de commencer la visite extérieure des quasi ruines de cette Commanderie....
L'enregistrement de cette mini conférence est à disposition dans la colonne de droite...

 
Visite de la Commanderie

 
 

** Nous sommes ensuite partis pour CHAMBONAS et avons visité l'église du village (début XIIIème siècle) ainsi que son presbytère reconstruit en 1786 par l'abbé Claude Allier qui en était le curé-prieur avant de devenir l'instigateur et l'âme de ces grands rassemblements populaires de fidélité à Dieu et au Roi.

 
          



 
** Il est l'heure de la pause déjeuner. Nous partons vers l'endroit accueillant et ombragé que Joelle et Pierre nous ont trouvé au bord de l'eau....

Rochers et pieds dans l'eau pour certains....
 stabilité du plancher des vaches pour d'autres, le repas est convivial et animé....
** Direction LES VANS où nous passerons sans nous arrêter devant l'endroit où furent exécutés nos martyrs (un marché occupe la place !) puis nous irons visiter l'église .....

Carte postale ancienne montrant l'emplacement de l'exécution


En nous promenant dans la ville, nous aurons le plaisir de découvrir l'hôtel particulier de la famille maternelle du général vendéen François-Athanase de Charrette. 

Arrivés à BANNE, nous visitons l'église et pouvons vénérer l'étole et le manipule de l'un des prêtres martyrisé le 14 juillet 1792


 ** Maintenant direction le sommet du rocher qui fut dominé par le château, enjeu de batailles terribles avant d'être incendié par les révolutionnaires...
 Le magistral escalier à double révolutions....
 Les écuries
 Reconstitution du fort de Banne







** Enfin, nous avons terminé la journée par la Sainte Messe, célébrée bien sûr selon le rite latin traditionnel, dans la chapelle de Notre Dame de Délivrance, au HAMEAU DE CHAPIAS, chapelle érigée en action de grâces par deux prêtres réfractaires réfugiés dans ce hameau et qui ont bénéficié de protections miraculeuses de la Vierge Marie.
Vous lirez leur histoire en cliquant sur ce lien :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2012/07/18/2012-41-notre-dame-de-la-delivrance-au-hameau-de-chapias-vivarais/
 

 
L'énorme rocher qui servit de cachette aux deux curés.
   
Photo du "trou" par lequel se glissaient les deux prêtres pour se cacher dans le rocher.

Nous avions mis à notre programme la visite de JOYEUSE, autre lieu de massacres abominables, ainsi que de LARGENTIERE où nous projetions d'honorer le crâne présumé du Comte de Saillans, toujours juché sur l'un des chapiteaux de l'église...

Le temps nous a manqué....
Ce sera pour une autre fois....



Vive Dieu !
Vive le Roy !